Film documentaire, Russie, 1998, de Sergueï Dvortsevoy, en couleur, sonore, 54 min.
À 80 km de Saint-Pétersbourg, des villages ouvriers abandonnés sont encore occupés par quelques retraités. Le posëlok n°3, gare de Jikharevo (ou Jikharëvka selon d’autres sources), est le “village des travailleurs de la tourbe”. Pendant le siège de Leningrad, le village fournissait aux habitants de la ville de la tourbe qui était utilisée comme combustible et était transportée à travers le lac Ladoga.
Aujourd’hui, il ne reste dans le village que quelques personnes âgées qui se sont retrouvées isolées des grands axes de circulation. Elles reçoivent du pain une fois par semaine dans un wagon vert abandonné après la guerre par les troupes d’occupation allemandes. Le pain est transporté de la gare de Jikharevo jusqu’à un aiguillage au-delà duquel la locomotive ne peut aller : les traverses ont pourri. Les vieux poussent un wagon sur la voie ferrée pendant une dizaine de minutes jusqu’au village n° 3.
À 80 km de Saint-Pétersbourg, des villages ouvriers abandonnés sont encore occupés par quelques retraités. Le posëlok n°3, gare de Jikharevo (ou Jikharëvka selon d’autres sources), est le “village des travailleurs de la tourbe”. Pendant le siège de Leningrad, le village fournissait aux habitants de la ville de la tourbe qui était utilisée comme combustible et était transportée à travers le lac Ladoga.
Aujourd’hui, il ne reste dans le village que quelques personnes âgées qui se sont retrouvées isolées des grands axes de circulation. Elles reçoivent du pain une fois par semaine dans un wagon vert abandonné après la guerre par les troupes d’occupation allemandes. Le pain est transporté de la gare de Jikharevo jusqu’à un aiguillage au-delà duquel la locomotive ne peut aller : les traverses ont pourri. Les vieux poussent un wagon sur la voie ferrée pendant une dizaine de minutes jusqu’au village n° 3.

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