Vaincre sa peur
"Je crois que tous les jours il faut avant tout essayer de vaincre sa propre peur de l'inconnu, pour s’apercevoir que dans l'inconnu il y a beaucoup de connu. C'est peut-être aussi simple que ça. Le cinéma que je fais n'est pas du cinéma direct, mais presque toujours le fruit collaboration. Même avec le SDF que je film pendant environ un quart d'heure, il y a une collaboration. Presque rien n'est pris sur le vif. Il y a d'abord une petite entente, et ce vif peut se développé. Cela me sert aussi à dépasser la peur que j'ai souvent dans des situations où je ne me sens pas du tout à la hauteur. Quand je suis seul, par exemple, devant les cafés d'Amsterdam, qui sont beaucoup plus fermés que les café parisien, quand je suis seul et qu'il fait nuit, entrer dans ces cafés me demande déjà de mobiliser mon courage.
Dans L'Homme sans qualités Musil dit : les humains sont motivés à la fois par un désir très fort de se rencontrer, de se toucher, et en même temps par l'horreur absolue de rencontrer l'autre.
Je crois que c'est fondamental; et c'est bien au-delà du racisme.
Extrait de Aventure d'un regard, de Johan van der keuken, page 170
"Je crois que tous les jours il faut avant tout essayer de vaincre sa propre peur de l'inconnu, pour s’apercevoir que dans l'inconnu il y a beaucoup de connu. C'est peut-être aussi simple que ça. Le cinéma que je fais n'est pas du cinéma direct, mais presque toujours le fruit collaboration. Même avec le SDF que je film pendant environ un quart d'heure, il y a une collaboration. Presque rien n'est pris sur le vif. Il y a d'abord une petite entente, et ce vif peut se développé. Cela me sert aussi à dépasser la peur que j'ai souvent dans des situations où je ne me sens pas du tout à la hauteur. Quand je suis seul, par exemple, devant les cafés d'Amsterdam, qui sont beaucoup plus fermés que les café parisien, quand je suis seul et qu'il fait nuit, entrer dans ces cafés me demande déjà de mobiliser mon courage.
Dans L'Homme sans qualités Musil dit : les humains sont motivés à la fois par un désir très fort de se rencontrer, de se toucher, et en même temps par l'horreur absolue de rencontrer l'autre.
Je crois que c'est fondamental; et c'est bien au-delà du racisme.
Extrait de Aventure d'un regard, de Johan van der keuken, page 170

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire